Quelles différences entre le bon et le mauvais Adaptive Learning ?

Parodie du sketch des inconnus sur les chasseurs avec l'adpative learning

“Le mauvais adaptive learning, bah t’as l’apprenant, il se connecte, il avance… tandis que le bon adaptive, l’apprenant il se connecte, il avance, mais c’est du bon adaptive.”

Beaucoup auront reconnu le clin d'oeil au célèbre sketch des Inconnus, passé à la moulinette de l'adaptive learning. Proposée par une pléthore de solutions digitales, cette approche pédagogique est supposée prodiguer de nombreux bienfaits au formateur comme à l’apprenant, et de nombreux acteurs du digital learning s'en empare. En apparence, ces derniers se ressemblent tous, mais la réalité est bien différente. Et faire la part des choses entre le bon et le mauvais Adaptive Learning n’est pas si simple, d'où notre allusion aux fameux chasseurs du trio humoristique. Et d'ailleurs, parler de "bon" et "mauvais" sonne un poil trop manichéen. En lieu et place, ce sont surtout des approches pédagogiques qui fonctionnent mieux que d’autres, selon les besoins de l’apprenant, le contexte d’apprentissage, ainsi que  les objectifs et le parti pris pédagogique du responsable de formation. Voici quelques indices pour vous aider à y voir plus clair et ce qui, selon nous, peut faire la différence ! 

”Y’a le mauvais adaptive learning … ”

Quels sont les écueils susceptibles de vous entraîner droit vers un Adaptive Learning … Pas si adapté que cela ?  

Avis aux formateurs, responsables de formation ou enseignants : vous faites tous de l’Adaptive Learning lors de formations en présentiel, à votre manière. Vous essayez sans cesse d’adapter vos formations aux besoins de vos apprenants. Pourtant, on ne va pas se le cacher, dans l’univers e-learning,  il peut y avoir quelques loupés avec certains systèmes d’adaptive learning … Ou avec les choix pédagogiques de tout un chacun (ça arrive, errare humanu est). 

L’obsession omniprésente pour l'engagement aurait tendance à nous faire oublier la finalité de la formation : assimiler de nouvelles informations, approfondir ses connaissances, renforcer ses compétences … Ferait-on passer l'essentiel à la trappe ? Si vous ne tentez pas de comprendre l’effet que produisent vos contenus de formation sur vos apprenants, vous ne pourrez pas générer une formation Adaptive Learning adéquate. L’engagement, c’est bien. L’engagement avec des résultats, c’est mieux. 

Dans le mauvais adaptive learning, on retrouve notamment :

  • Trop de personnalisation inutile, au détriment des contenus (ou l’élaboration de contenus pas vraiment mirobolants) et des décisions pédagogiques mal ajustées qui parasitent l’apprentissage, sans rien apporter d’intéressant. Le fond compte tout autant que la forme de vos parcours !  C’est un peu comme si vous composiez un nouveau parfum sans en avoir travaillé les nuances. Au bout du compte, la fragrance mêlant des tonalités trop florales, trop épicées ou trop sucrées, deviendra un véritable jeu de piste … Et déroutera tout le monde, même les nez les plus aguerris. 
  • L’aspect bling bling : on choisit des algorithmes surpuissants, on multiplie les formats pédagogiques et les médias utilisés. Esthétiquement parlant, ça “en jette” et ça peut ponctuellement séduire les apprenants, mais rarement dans la durée. Ces “joujous” technologiques ne sont pas spécialement utiles pour apprendre et se sentir progresser. Un peu comme une boule de Noël. Brillante à l’extérieur et très creuse à l’intérieur.   
  • La technique un poil nébuleuse : l’apprenant subit l’expérience du trou noir, un enseignement trop “mécanisé”. Le formateur, ne comprenant pas les choix pédagogiques qui lui sont présentés, perd le contrôle du navire. Il n’est même pas en mesure de comprendre pourquoi l’apprenant commet des erreurs. Se laisser dépasser, voire berner, par un outil pédagogique qu’on nous recommande chaudement, parce que “c’est bien de l’utiliser”, alors qu’un guide Ikea est limite plus pratique à déchiffrer … C’est quand même douteux, non ? 
  • La complexité de mise en place : on passe un temps fou à créer un parcours de formation, à adapter des parcours existants, à paramétrer ses outils, à apprendre à les manipuler … Toutes les boîtes à outils d’adaptive learning ne sont pas simples à ouvrir et ne vous aideront pas spécialement à utiliser le digital, pour permettre à vos apprenants d’acquérir les savoirs ou les compétences visés. On vous déconseille donc fortement les outils d’adaptive learning ressemblant à des labyrinthes. Sauf si vous aimez passer vos nuits à retravailler vos parcours, ou à changer de LMS, bien évidemment.

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” … Et y’a le bon adaptive learning !”

L’objectif de l’Adaptive Learning est d’apporter une réelle plus-value en terme d’efficacité pédagogique. L’engagement de votre apprenant en est tout bonnement la conséquence. De fait, une bonne expérience d'apprentissage adaptatif doit permettre un apprentissage concret, dont les bénéfices doivent être ressentis par l’apprenant dès le début de la formation. 

On retrouve donc dans le bon adaptive learning :

  • La sobriété pédagogique : pas de personnalisation à gogo ou d’outils bling-bling.  La personnalisation, basée sur les sciences cognitives, se focalise sur les notions essentielles à retenir et répond en même temps aux besoins, aux attentes et aux objectifs de l’apprenant. La difficulté des exercices, l’espacement des temps de formation, l’alternance des sujets, la possibilité de se tester … Efficace, précis, concret ! 
  • Des choix pédagogiques simples et clairs : il est important que l’apprenant comprenne les mécanismes et le fonctionnement de l’adaptive learning. Pas de formules obscures à apprendre pour que la technologie se mette au service de l’apprentissage. Un bon Adaptive Learning comprend également l’intégration d’expériences pédagogiques pertinentes et qualitatives comme des exercices de mise en situation
  • Des tests de positionnement : un bon outil d’Adaptive Learning doit permettre, au début d’un parcours, de voir où se situe l’apprenant concernant le sujet abordé durant la formation. Vous pouvez donc créer un parcours d’apprentissage ajusté, sans lui faire perdre de temps avec ce qu’il maîtrise déjà, ou à l’inverse éviter de négliger certaines notions qu’il ne maîtrise pas.
  • Pas ou peu de retravail des contenus existants : l’atout numéro un d’un bon Adaptive Learning. Et si en plus, vous bénéficiez d’une réelle facilité de mise en place de l’outil, c’est que vous avez tout gagné. L’Adaptive Learning est un formidable outil d’aide à la décision, qui va permettre au formateur de viser juste dans la manière d’aborder ses contenus pédagogiques.

Par conséquent, l’apprenant bénéficie d’une expérience personnalisée utile et agréable, qui suscite sa motivation et son intérêt : plus il est engagé, plus il comprend et réussit les exercices de façon satisfaisante, pour vivre une expérience d’apprentissage véritablement augmentée et qualitative.

Adaptive learning : Didask coche toutes les cases

Le parti-pris pédagogique de Didask est de s’appuyer sur la recherche issue des sciences cognitives, qui a su démontrer ce qui était efficace pour l’apprentissage: l’approche d'expérience d'apprentissage adaptatif est abordée de façon claire et simple, notamment quant aux critères de personnalisation à prendre en compte pour construire des expériences sur-mesure. Vos apprenants savent où ils vont, d’où ils viennent, et la raison pour laquelle ils abordent telle ou telle notion lors d’un parcours de formation qui leur est destiné. Pas d’esbroufe, que de la pédagogie ! 

Avec Didask, les cas pratiques pertinents font écho aux dilemmes qui s’imposent à vos apprenants au quotidien, toujours accompagnés de feedbacks appropriés et personnalisés. Qui plus est, la finesse et la pertinence des cas pratiques Didask permettent à vos apprenants, dès le début d’un parcours de formation, d’établir rapidement un parallèle avec les situations quotidiennes qu’ils vivent sur le terrain, ce qui leur permet de comprendre l’utilité d’une telle démarche. Les apprenants progressent et le sentent : au final, c’est bien cela qui crée un engagement durable et à long-terme ! 

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À propos de l'auteur

Benjamin Poucin

Benjamin Poucin est en charge du marketing et de la communication de Didask. Expert Edtech avec plus de 10 ans passés dans le secteur de la formation / enseignement, il écrit régulièrement dans le blog Didask sur le digital learning et les retours d'expériences terrain des organisations.

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