SOFT SKILLS : retour d'expérience de l'IFCAM sur les modules Didask

Benjamin Poucin
·
September 2021
Photo et témoignage de Christelle Chappaz - Les soft skills de Didask
L’université du Crédit Agricole propose désormais à toutes les entités du groupe bancaire de former leurs collaborateurs aux soft skills en utilisant les modules digitaux interactifs de Didask. Enjeux, choix, déploiement…

Christelle Chappaz, Directrice de l’Expérience Apprenant, répond à nos questions et nous partage son retour d’expérience.

Christelle, en quoi consistent les missions de l'IFCAM, aux côtés des entités du Crédit Agricole ?

L'IFCAM est l'université du groupe Crédit Agricole, et existe depuis plus de plus de 40 ans. Nos missions sont très généralistes, dans le sens où nous couvrons un panel de thématiques très large, que ce soit évidemment les formations Banque - Assurance - Réglementaire, mais aussi tout ce qui est efficacité personnelle, formation digitale, formation management, pour des profils très variés, alternants, conseillers, équipes du siège, managers... Nous avons aussi des parcours pour les Dirigeants, et comme nous sommes un groupe mutualiste, nous formons aussi les élus. Nous travaillons principalement pour le groupe Crédit Agricole, ses 39 caisses régionales, LCL, Credit Agricole SA, CACIB, Crédit Agricole Assurances... même si nous nous ouvrons aussi à de plus en plus à l’extérieur.

Nous vendons des projets pour lesquels les entités ont manifesté l’envie de travailler avec nous. Par exemple, les caisses régionales ont pu nous demander de co-construire un serious game pour l’intégration des collaborateurs. Pour l’essentiel de notre activité, ce sont des projets où nous sommes mis en concurrence, nous recevons des appels d’offre. Nos clients choisissent de passer par l’IFCAM, C’est pour cela que nous sommes très sensibles à l’innovation, nous devons faire nos preuves en permanence.

Parmi vos thématiques de formation, on retrouve évidemment les soft skills. Quand on travaille dans le secteur bancaire, ces compétences ont-elles une importance encore plus forte ?

Oui, très forte. Car au final, ce qui va faire la différence pour nos clients, c’est justement l'humain. En tout cas c'est la conviction du groupe. Le Crédit Agricole vient de publier le projet de groupe avec sa raison d'être, qui est d’agir chaque jour dans l'intérêt de nos clients et de la société. C'est une ambition forte, déclinée selon 3 piliers : client, humain et sociétal. Nous voulons être une banque 100% digitale... et 200% humaine ! Les compétences et l’intelligence "humaines"  sont déterminantes pour être capable d’exercer sa responsabilité, trouver des solutions créatives, être agile au service du client... Ce sujet des soft skills est encore plus important pour nous dans un monde très digital, très processé et très normé.

Aujourd'hui, les modules Didask représentent
environ 50% du distanciel.

Comment s’est construit le dispositif mis en place ?

Nous travaillons depuis plusieurs mois sur le parcours “Compétences transversales”, avec différentes entités du groupe, c’est un projet co-construit et nous avons défini six grands blocs : Apprendre à apprendre, Agilité, Collaboration, Ouverture, Capacité à influer, et Créativité

L’idée est que tout collaborateur puisse à terme activer son CPF pour consommer ce parcours (nous préparons le dossier pour le faire reconnaître). Il est dès aujourd’hui proposé aux entités pour le plan de formation. C'est un dispositif qui dans sa version longue dure 12 jours, avec du présentiel et du distanciel et un "challenge start-up" de 2 jours qui permet de mettre en situation l'ensemble de ces compétences transversales. Mais c’est avant tout un parcours très modulaire. On peut déployer seulement le distanciel, ou bien quelques blocs, par exemple le bloc “Collaboration”. Aujourd’hui les modules Didask représentent environ 50% du distanciel.

Quand on parle des soft skills, on a l’impression que le sujet est essentiellement traité en présentiel. De votre côté en revanche, vous n’avez pas hésité à miser sur le digital learning... 

Oui. Il y a des raisons économiques, comme le fait de limiter les temps de transport, les temps de déplacement, mais ce n’est pas la raison principale. On a une très forte culture du digital au sein du groupe Crédit Agricole, notamment pour les formations réglementaires. On compte plus d'un million d’inscriptions par an sur notre plateforme e-learning.

Pour nous, miser sur une solution comme Didask, c’était miser sur une solution distancielle de qualité. Dans le cadre du dispositif blended learning (ou Apprentissage hybride, voir la définition sur Wikipedia) « compétences transversales, les modules distanciels permettent de faire changer les regards sur tous les sujets abordés.

Comment avez-vous connu Didask ? 

Nous travaillons déjà avec le cabinet Cog’X pour une exposition interactive sur le cerveau et l’apprentissage. Ce parti-pris des sciences cognitives (pour en savoir plus, voir nos articles sur le thème des sciences cognitives) qui viennent compléter les sciences de l’éducation était donc déjà présent chez nous. En 2018, j'ai repris la direction de l'expérience apprenant et j’ai donc voulu choisir des prestataires qui pouvaient faire vivre une expérience apprenante différente, qui pouvaient apporter des contenus intéressants sur les sciences cognitives. Comme vous étiez connectés avec Cog’X, que vous faites partie de cet écosystème, j'ai commencé à vous suivre sur Twitter, et j'ai trouvé des articles de fond très intéressants !

On a aimé évidemment votre format qui est basé sur du questionnement, qui autorise et même qui plébiscite l'erreur puis qui explique pourquoi.


Qu’est-ce qui a vous convaincu dans la méthode Didask ?

L'usage des Soft Skills au Crédit Agricole - Témoignage elearning Didask

De manière globale, vous mettez l'apprenant dans une situation active d'apprentissage et c’est évidemment très positif. Nous avons aimé évidemment votre format qui est basé sur du questionnement, qui autorise et même qui plébiscite l'erreur puis qui permet de découvrir le « pourquoi ». C'est bien de pouvoir se tromper et de travailler sur les écarts. Vous amenez l'apprenant à se poser des questions qui vont le faire grandir ou revenir sur des a priori, des idées préconçues, notamment dans “Apprendre à apprendre”

Par ailleurs, le principe de fractionner en courtes durées est pertinent. Vous incitez vraiment les apprenants à prendre le temps d’apprendre, de revenir sur ses apprentissages pour mieux mémoriser. Vous assumez cette idée d’espacer, de fractionner, de veiller à la surcharge, de revenir sur ses connaissances…

Un autre point positif, c’est la qualité des illustrations qui viennent servir les contenus, plutôt simples et épurées. Vous n’essayez pas de faire du clignotant, du bling bling qui n’aide pas forcément à se concentrer. Nous apprécions aussi le principe des graines, qui poussent dans tous les cas, que j'ai réussi ou pas, cela montre que je suis sur le chemin, que je progresse. C'est une petite astuce mais c’est assez motivant pour les apprenants. 

Comment s’est passée la collaboration ?

Vous savez travailler en réseau, avec d’autres acteurs que l’on apprécie aussi, et ça c'est positif. Vous savez être agiles et vous vous adaptez, vous êtes prêts à apprendre, à vous améliorer, à écouter les feedbacks de votre client, et à rebondir dans une logique d'amélioration continue.

Si vous deviez résumer ce qu’est Didask en une phrase, que diriez-vous ?

Vous avez des convictions, que vous avez validées par la recherche, et vous essayez de les traduire opérationnellement, pas seulement en conseils, mais dans la mise en œuvre et jusqu’à la diffusion. Votre raison d'être à vous, c’est peut-être d’agir chaque jour pour que les apprenants vivent le meilleur des sciences cognitives au service de leur apprentissage digital.

A quel stade de déploiement en êtes-vous ? Quels sont les retours ?

Nous avons fini fin mai 2019 un pilote avec 70 apprenants. Le dispositif a été mis en en marché à l’automne. On y croit beaucoup ! Il y a un accueil très favorable à toutes les strates, que ce soit les responsables formations, les DRH, les DGA. Il est déployé au moment de la sortie de notre projet de groupe qui réaffirme la place de l’humain dans notre modèle. Des 1ères entités nous ont déjà fait confiance : Crédit Agricole Assurances, La Caisse Régionale Touraine Poitou,… et nous en sommes ravis ! Il est encore trop tôt pour avoir des retours sur l’impact. Reparlons-en prochainement !

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