Groupe SUEZ : retour d'expérience sur la formation "Prévenir la corruption"

Depuis plusieurs semaines, SUEZ déploie le module de formation Didask “Prévenir la corruption”.

Souhaitant proposer une solution de formation efficace qui réponde notamment aux exigences de la loi Sapin 2, le groupe international a privilégié notre méthodologie par cas pratiques réalistes pour renforcer la sensibilité de ses collaborateurs exposés à détecter les situations à risques puis à agir de manière appropriée et conforme.


Explications avec Delphine Bernard, Directrice
Éthique & Conformité du Groupe, à l’origine du projet.

Delphine, pouvez-vous nous expliquer dans quel contexte s’inscrit cette formation et pour quel type de population l’avez-vous mise en place ?

Nous souhaitions renouveler notre offre de formation. Nous disposions déjà de modules d’e-learning, mais qui étaient un peu datés. Nous recherchions des modules plus adaptés, dans leur approche pédagogique, sur les sujets de prévention de la corruption et de respect des règles de concurrence. Cette formation s’adresse aux publics qui peuvent être concernés par ce type de risques, en charge, par exemple, de la relation commerciale, en contact avec des clients, des partenaires ou des fournisseurs. Nous avons souhaité élaborer un module approfondi et spécifique. Il ne s’agit pas d’un module “Éthique” général destiné aux 90 000 salariés du groupe.

Quand vous dites « approfondi et spécifique », cela veut dire que, selon vous, ce module permet d’appréhender les situations complexes qui pourraient se présenter ?

Oui, c’est cela. Cela incite à une vigilance systématique. On ne pourra jamais couvrir tous les cas de figure possibles. Et les situations à risques se situent le plus souvent dans des zones grises. Je préfère donc que les collaborateurs apprennent à détecter les signaux d’alerte, plutôt que de leur donner des réponses toutes faites à apprendre par cœur, qui ne correspondraient pas aux situations auxquelles ils pourraient réellement se trouver confrontés. 

Par rapport au choix de Didask, qu’est-ce qui a été déterminant pour vous ?

J’aime le mode d’apprentissage basé sur des cas pratiques, qui est très interactif. Je trouve cette façon d’apprendre plus efficace et ludique que ce qui était proposé par le passé, avec de longues explications et seulement un petit quizz en guise d’application.
D’autres fonctionnalités sont également intéressantes. La possibilité d’apprendre et de s’interrompre à n’importe quel moment. Le module mémorise l’état d’avancement et le progrès :  c’est très pratique. La possibilité d’accéder au module à partir d’un smartphone est un vrai plus. C’est indispensable pour des populations qui sont très souvent en déplacement !

Formations pour prévenir la corruption dans les entreprises

Vous avez choisi de déployer le même module de formation"Prévenir la corruption" partout dans le monde. Comment cela se met-il en place dans un groupe tel que SUEZ ?

Nous avions une contrainte importante. Le module doit pouvoir être accessible et fonctionner partout dans le monde auprès des collaborateurs concernés : en France, mais également au Maroc ou en Chine par exemple... Avec la difficulté d’avoir une approche pédagogique et un contenu pertinents pour les différents pays et pour les différents métiers. Il existe, en effet, des approches culturelles différentes, et nos métiers ne sont pas exercés de la même manière partout dans le monde. Ce module présente l’avantage d’un contenu suffisamment généraliste pour s’adapter à tout type de situation et de poste. Nous avons évidemment traduit la formation dans plusieurs langues : anglais, espagnol, allemand, chinois… 

Quelles sont les prochaines étapes ? Comment voyez-vous évoluer ce dispositif ?

Le déploiement va se poursuivre sur 2 ou 3 ans. Cela dépendra du niveau d’exposition des populations. Elles doivent être sensibilisées régulièrement. Pour cela, je m’appuie sur notre réseau de déontologues : ce sont eux qui déterminent dans leurs Business Units les publics cibles à former. Ce qui est important, c’est surtout que les collaborateurs entendent les messages suffisamment souvent, pour ancrer puis rappeler les réflexes.

 

Découvrir la solution Didask

Lire également notre article Corruption : revenir à la source de l'erreur.

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